La fiscalité automobile évolue sensiblement en 2026 avec un objectif clair : renforcer la pression fiscale sur les véhicules polluants et lourds et accélérer la transition vers les véhicules à faibles émissions, en particulier pour les entreprises. Ces évolutions concernent aussi bien l’achat des véhicules que leur détention et leur utilisation professionnelle.
1. Un durcissement net des malus à l’achat
Le malus écologique CO₂ devient plus strict. Il s’applique désormais dès 108 g/km de CO₂, contre 113 g/km auparavant, ce qui élargit considérablement le nombre de véhicules concernés. Par ailleurs, le plafond du malus est relevé à 80 000 €, augmentant fortement le coût d’acquisition des véhicules les plus polluants.
En parallèle, le malus au poids est renforcé. Il s’applique à partir de 1 500 kg (contre 1 600 kg précédemment) et repose sur un barème progressif pouvant atteindre 30 € par kilo excédentaire. Ce malus est cumulable avec le malus CO₂, dans la limite du plafond global. Les véhicules électriques et à hydrogène restent toutefois totalement exonérés.
2. Une fiscalité annuelle plus pénalisante pour les entreprises
La TVS a définitivement disparu au profit de deux taxes annuelles :
· Une taxe basée sur les émissions de CO₂,
· Une taxe basée sur les polluants atmosphériques, déterminée selon la vignette Crit’Air.
En 2026, cette dernière augmente : un véhicule Crit’Air 1 est désormais taxé 130 € par an, tandis que les véhicules les plus polluants peuvent atteindre 650 € par an. Les véhicules électriques et à hydrogène restent exonérés.
3. Une pression renforcée sur les grandes flottes (TAI)
Les entreprises disposant d’une flotte de 100 véhicules ou plus sont soumises à la taxe annuelle incitative (TAI). En 2026, l’objectif de véhicules à faibles émissions est porté à 18 % de la flotte, avec une pénalité de 4 000 € par véhicule manquant. Ce mécanisme incite fortement les entreprises à intégrer des véhicules électriques lors des renouvellements, sous peine d’un coût fiscal significatif.
4. Des règles d’avantages en nature plus strictes, mais favorables à l’électrique
Pour les véhicules de fonction mis à disposition à partir du 1er février 2025, les règles de calcul des avantages en nature sont durcies. En contrepartie, les véhicules électriques éco-scorés bénéficient d’un abattement de 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an, applicable jusqu’en 2027. La recharge sur le lieu de travail reste non imposable, et la recharge à domicile bénéficie de régimes sociaux allégés.
5. L’électrique reste le grand gagnant
Malgré une réduction progressive de certains avantages, le véhicule électrique demeure le choix fiscalement le plus favorable en 2026 :
· Exonération des malus CO₂ et poids,
· Exonération des taxes annuelles,
· TVA récupérable à 100 % sur l’électricité,
· Plafonds d’amortissement plus élevés,
· Accès aux Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
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